Santé

Fast-foods, de nombreux emballages potentiellement nocifs ?

emballages potentiellement nocifs

Désormais, la street food fait partie de notre paysage culinaire et prend de plus en plus de place dans nos habitudes alimentaires. Pizzas, hamburgers ou encore kebabs, on ne compte plus les fast-foods qui ont fait leur apparition ces dernières années, n’y la multitude de déclinaisons de mets qui y sont servies. Rien qu’en France, chaque année près de 1,2 milliards de hamburgers sont consommés, soit une moyenne de presque 18 hamburgers par personne. Aujourd’hui, on ne vous parlera pas de tendance culinaire mais plutôt d’un risque pour notre santé lié à des emballages potentiellement nocifs. Certains désagréments causés par la street food sont largement démontrés. Et si les emballages des produits que nous consommons étaient eux aussi dangereux ?

Quels sont les emballages potentiellement nocifs ?

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Hamburgers, pizzas, frites…nous sommes de gros consommateurs! Preuve en est, selon le site Planetoscope, chaque français consomme près de 10 kilos de pizzas par an, en moyenne. Pourtant, de nombreux emballages d’aliments prêts à manger et imperméables à la graisse contiendraient des substances fluorées. Une partie serait potentiellement dangereuse pour notre santé.

Une étude alarmante

Récemment, une étude a été publiée par la revue américaine Environmental Science and Technology Letters. Ainsi, aux Etats-Unis, plus de 400 échantillons d’emballage, provenant de 27 chaînes de restauration rapide, ont été testés.

Le bilan de cette étude est inquiétant. Boîtes à hamburgers, à pizzas, à pâtes, pas moins 20% des emballages en carton et près de la moitié des emballages papier contenaient de la fluorine.

Il s’agit d’un composé de substances chimiques utilisé pour rendre les vêtements imperméables, les moquettes résistantes aux taches ainsi que les poêles et casseroles anti-adhésives.

Des composants dangereux, des conséquences graves

Le danger potentiel proviendrait donc de ces substances fluorées. Elles sont souvent rajoutées au carton et au papier afin de les rendre imperméables à la graisse. D’après cette récente étude, les emballages des plats tex-mex, du pain et des desserts seraient les plus touchés. 56% de ceux-ci contiendraient des substances connues pour être des perturbateurs endocriniens.

Mais ce n’est pas tout, puisque les emballages pour burgers et sandwichs sont aussi touchés, 38% d’entres eux en contiendraient. Dans 20% des cas, le papier à frites contiendraient également des substances nocives.

L’Agence américaine des substances toxiques et des maladies (ATSDR) cite également, grâce aux résultats de précédentes études, des problèmes de développement chez les enfants (comme un faible poids de naissance ou encore un dysfonctionnement immunitaire). D’autres soucis de santé ont aussi été constaté comme des problèmes de thyroïde, une diminution de la fertilité, et un accroissement du risque de cancer.

Selon Laurel Schaider, chimiste au Silent Spring Institute et principale auteure de cette étude, « ces produits ont été associés avec un grand nombre de problèmes de santé par différentes études, et il est de ce fait préoccupant qu’un grand nombre de personnes y soient potentiellement exposées ».

Un composant très nocif, l’acide perfluorooctanoïque

En 2011, l’Agence américaine des produits alimentaires et des médicaments (FDA) avait déjà estimé qu’un composant en particulier, l’acide perfluorooctanoïque (PFOA) était nocif. Suite à cette découverte, certains grands groupes américains ont cessé de l’utiliser dans leurs emballages. Dès lors, il a été remplacé par d’autres substances.

Il faut savoir qu’en 2015 aux Etats-Unis, le tribunal de l’État d’Ohio, a déjà condamné le chimiste américain DuPont pour avoir contaminé les réserves d’eau potable avec ce composant, pendant 50 ans. Cette usine a dû régler la somme de 1,6 million de dollars à la survivante d’un cancer qui était à l’origine de ce procès.

Les substances de remplacement

Des chercheurs ont également détecté certaines substances, de plus en plus utilisées pour remplacer celles potentiellement nocives. Selon Arlene Blum du Green Science Policy Institute et co-auteur de cette étude, « l’innocuité de ces substances de remplacement n’a pas encore été établie par les recherches ». Nous ne connaissons donc pas leurs possibles effets.

Le spécialiste juge par ailleurs: « C’est la raison pour laquelle il faut réduire l’usage de ces substances chimiques fortement fluorées ». Ainsi, il évoque le fait qu’il existe des alternatives non-fluorées.

Dans les aliments que nous consommons

La principale crainte des chercheurs est que ces composants toxiques soient ingérés. Une crainte vraisemblablement justifiée puisque de précédentes études ont démontré que ces substances nocives pouvaient se retrouver dans les pizzas ou encore les burgers que nous consommons.

Concrètement, il y a risque de contamination si les rebords de ces emballages potentiellement nocifs entrent en contact avec la nourriture.

Et en France?

Aujourd’hui en Europe, les composants de ces emballages potentiellement nocifs ne sont toujours pas interdits. Plusieurs pays, comme la France, ont attaqué la Commission européenne pour inaction. Elle sera obligée maintenant de prendre des mesures dans des délais jugés « raisonnables ». En attendant, la solution pourrait être de venir avec son propre contenant lorsque nous achetons un burger.

A lire aussi, elle a failli mourir à cause… d’un tampon hygiénique et   9 utilisations du Coca-Cola qui prouvent qu’il n’est pas fait pour la consommation.

1 Commentaire

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  • As salam ´aleykûm toute façon rien ne vaut le manger de chez nous , on sait ce qu’il y a dedans, et pizza hamburger et frites ça cause des problèmes de santé grave : surpoid, obésité, diabète .. Kheir in sha Allahu rien ne vaut une bonne alimentation équilibré

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