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L’Arabie Saoudite ne veut plus dépendre de son pétrole, un véritable défi

l'Arabie Saoudite ne veut plus dépendre du pétrole

L’Arabie Saoudite, est l’un des trois premiers producteurs de pétrole au monde. Grâce à des explorations menées dans les années 1930, elle possède les plus gros gisements découverts à ce jour. Ses réserves représentent plus de 15% des ressources de pétrole à l’échelle mondiale. Jusqu’à présent, le pays vivait majoritairement de la rente pétrolière. Aujourd’hui, entre enjeux financiers, écologiques et risques de pénuries, l’Arabie Saoudite ne veut plus dépendre du pétrole. Le pays a donc décidé de se tourner vers d’autres alternatives économiques. Comment y parvenir ? Découvrons ensemble l’émergence de la nouvelle industrie saoudienne, un véritable challenge !

 

L’Arabie Saoudite ne veut plus dépendre du pétrole

l'Arabie Saoudite ne veut plus dépendre du pétrole

Le roi Salmane accompagné de son fils Mohammad (qu’Allah les préserve) ont entrepris de remanier le gouvernement saoudien. D’après les experts, ils ont ainsi lancé un plan ayant pour but de rendre l’économie saoudienne moins dépendante du pétrole.
Le vice-prince héritier Mohammad ben Salmane a présenté le 25 avril dernier un programme audacieux nommé “Vision saoudienne à l’horizon 2030”. Une série de décrets royaux ont ainsi été présenté par le roi Salmane. Ceci dans le but de fusionner plusieurs ministères pour parvenir aux priorités fixées par ce programme.
Selon un banquier, “cela montre qu’ils sont sérieux et essaient de changer”, pour lui ces mesures avancent “dans la bonne direction”.

 

Une volonté qui ne date pas d’hier

Conscient de la réalité à laquelle le monde doit faire face, le royaume, premier exportateur de pétrole à l’échelle mondiale, a évoqué ce changement depuis bien longtemps. L’Arabie Saoudite ne veut plus dépendre du pétrole, dès lors la nécessité de diversifier l’économie se fait ressentir. Une manière d’outrepasser cette fameuse addiction du pétrole.

Seulement ces deux dernières années, l’effondrement des revenus perçus grâce au pétrole a eu pour conséquence d’accélérer ce changement. Grâce au prince Mohammad ben Salmane, des réformes ont été mises en place. A seulement 30 ans, le vice prince héritier du royaume d’Arabie Saoudite dirige le conseil pour les affaires économiques et le développement. Puisque, l’Arabie Saoudite ne veut plus dépendre du pétrole, il faut envisager une vision nouvelle pour un pays prêt à une transition économique durable.

 

Saudi Aramco, première compagnie pétrolière au monde

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Dans les mesures mises en place, le prince Mohammad a également annoncé l’intention du royaume de vendre moins de 5% de la société pétrolière Saudi Aramco. Cette vente constituerait la plus grosse capitalisation boursière du monde. Cela contribuerait à créer le plus gros fonds d’investissement au monde, doté de 2.000 milliards de dollars soit, 1,777 milliards d’euros. Les profits obtenus par ce fonds représenteront par conséquent une alternative idéale aux revenus pétroliers perçus par l’Arabie Saoudite.

Par ailleurs, une source industrielle pétrolière nous explique que “le rôle d’Aramco est clé”. En sachant que le PDG de cette compagnie n’est autre que Khaled Al-Faleh. Il a été choisi pour diriger un super ministère de l’énergie, de l’industrie et des ressources minières. Cette même source ajoute “qu’il a eu le job grâce à ses performances depuis 2009.” Un atout de taille donc pour mener à bien le nouveau programme économique saoudien.

Khaled Al-Faleh succède à Ali Al-Nouaïmi, ministre du Pétrole durant pas moins de deux décennies. La volonté de diversifier les domaines de ce ministère montre le changement engagé par le royaume, évoque un diplomate européen, afin de développer d’autres sources d’énergie. Puisque rappelons-le, l’industrie pétrolière représente plus de 70% des revenus de l’Etat. Khaled Al-Faleh est aussi devenu il y a peu le président de la compagnie minière saoudienne Ma’aden. 

 

L’Arabie Saoudite en plein remaniement

Dans la liste des changements annoncés, nous pouvons constater le remplacement du ministère de l’eau et de l’électricité par celui de l’environnement, de l’eau et de l’agriculture. Un nombre considérable de saoudiens achètent des terres cultivables à l’étranger, en Afrique de l’Est par exemple.

Ce même diplomate estime “Il y aura certainement davantage de développement agricole à l’étranger”. Cela en adéquation avec le plan établi par le prince Mohammed ben Salmane pour consolider  “des partenariats stratégiques avec des pays dotés de ressources naturelles.”

Un autre remaniement important concerne les ministères du Travail et des Affaires sociales. L’Arabie Saoudite emploie des millions de travailleurs étrangers. Elle cherche maintenant à augmenter les compétences de ses citoyens. Cela visant à créer de nouveaux emplois pour eux, puisque plus de 35% de la population à moins de 19 ans.

Le ministère du Commerce et de l’Investissement remplace quant à lui le ministère du Commerce et de l’Industrie. Le pays cherche à attirer un plus grand nombre d’étrangers. En devenant, entre autres, une force mondiale pour l’investissement.

Le roi Salmane a pris la décision de nommer un nouveau gouverneur de la Banque centrale, Ahmed Al-Khulaifi. Selon Salah Saleh Sultan, de Muscat Capital, une entreprise de services financiers basée à Riyad, “la façon dont le plan a été structuré est très prometteuse. Il faudra mettre en oeuvre “plus de précisions” sur la manière employée pour mettre en place la “feuille de route” visant à transformer l’économie saoudienne.”

 

De véritables challenges pour le royaume

Un banquier affirme que l’intransigeance bureaucratique représentera la principale difficulté pour le gouvernement. Puisqu’ il est difficile de manœuvrer un gros paquebot, d’après lui.
Du côté du diplomate européen, d’autres challenges sont évoqués, par exemple le manque d’une culture du travail chez les saoudiens ou encore le manque de structures capables de former le peuple saoudien pour se substituer au personnel étranger qualifié.

Grand pays désertique, l’Arabie Saoudite ne veut plus dépendre du pétrole. Elle a le potentiel et les opportunités pour développer le domaine éolien et le domaine solaire. Afin de dynamiser ses industries militaire, pétrochimique et minière. Tout reste à faire pour ce royaume, une terre ô combien importante pour notre communauté !

 

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