Bons Plans

Portrait d’une entrepreneuse : Leïla Art Henna

Nous vous présentons aujourd’hui le portrait d’une jeune sœur entrepreneuse : Leïla Art Henna. Il est toujours agréable de faire la rencontre de jeunes femmes musulmanes qui ont fait le choix d’exercer à leur propre compte, qui se sont lancées dans de belles aventures. Les portraits d’entrepreneuses sont une mine d’informations pour toutes celles qui aimeraient franchir le pas et nous rappellent à toutes que la réussite professionnelle a plusieurs visages !

Présentez vous à nos lectrices :

Salem 3aleykounna, je m’appelle Leïla, je suis créatrice d’objets décoratifs sur mesure : je décore à la main tous types de supports tels que bougies, tableaux, verres, assiettes ect..

Depuis combien de temps pratiquez-vous cet art, comment vous est venue cette idée?

Lors du Hlal d’une amie, une nekasha est venue nous faire du henné. Cela peut paraître anormal, mais à 20 ans, c’était la première fois que je découvrais le henné! J’ai regardé la nekasha parer mes mains de motifs floraux, faire des arabesque et des points. La semaine suivante, j’achetais des tubes de henné préparé et je m’entraînais sur mes mains, celles de mes amies… Un an après je commençais à me faire une place auprès des nekashas : je proposais mes services aux futures mariées. J’ai toujours été attirée par l’art, le dessin, la peinture et les travaux manuels. Un jour j’ai remplacé le henné par de la peinture : j’avais une toile noire que je voulais décorer. L’idée m’a plu, alors j’ai continué. J’ai travaillé sur des bougies, et j’ai fait d’autres tableaux. On va dire que je pensais avoir inventé l’idée créative du siècle. Raté ! Quelques temps après sur Facebook, j’ai vu qu’il y avait quelques nekashas qui proposaient déjà ce service. Et elles avaient du talent ! C’est là que je me suis doucement lancée, en essayant de m’améliorer.

Et aujourd’hui ? 

Aujourd’hui, je me suis fait ma place. Cela fait donc environ 5 ans que je me perfectionne. Mes clientes ont un peu plus de choix : plus de modèles, plus de supports (verres, assiettes, plats, chacune peut composer son ensemble de bougies ou de tableaux…). J’avais débuté avec un tube de peinture doré, désormais je ne compte plus le matériel : des milliers de strass, une gamme de rubans… J’ai des meubles uniquement destinés à accueillir les supports (les dizaines de toiles, les centaines de bougies !). Je n’ai pas de local et j’habite dans un deux pièces : je dois pouvoir tout stocker dans mes placards, mon salon…

Vos prix défient-ils toute concurrence ? 

Non! Il faut savoir que je vend du fait main. J’achète les supports et le matériel pour la déco. Et je dois aussi penser à estimer mon travail : du temps et un savoir-faire. J’essaye de fixer des prix raisonnables en tenant compte de ma clientèle, tout en pensant à mon bénéfice. Certaines me trouvent chère alors que d’autres pensent que mon travail vaut plus. Quoiqu’il en soit, en fonction du volume de la commande, j’ai souvent un petit geste pour mes clientes : une remise ou un petit cadeau dans le colis. Ça fait toujours plaisir.

leila1  leila2

leila3

Arrivez-vous à gérer vie personnelle et vie professionnelle ? Comment vous organisez-vous ?

Je ne suis pas la reine de l’organisation, mais l’essentiel est que j’arrive à fournir la commande à la date fixée avec mes clientes. Il faut savoir jongler entre le ménage, les repas, les imprévus, les commandes et les commandes urgentes (celles reçues à la dernière minute!). Et je n’ai pas vraiment de journée type. Alors disons, en gros, qu’en fin de matinée je check mon carnet de commande en vérifiant les dates : je m’occupe alors des commandes à fournir dans la semaine ou pour la semaine suivante. Je peux passer plusieurs heures à peindre et faire des motifs non-stop en matinée et m’occuper de ma maison plus tard, ou l’inverse, faire le ménage, les repas, et peindre en soirée. Les moments où j’ai beaucoup de commandes d’un coup, c’est repas express et peinture à gogo pendant plusieurs jours, du matin jusqu’en fin de soirée.

Comment vous voyez-vous dans l’avenir ? 

N’ayant pas encore d’enfant, je me vois bien les cheveux en pétard, avec un tablier à courir derrière mes petits inshaAllah. Mais si à l’avenir j’ai toujours cette activité, j’aimerais avoir un local et recevoir mes clientes comme dans une boutique.

Quels conseils donneriez-vous à celles qui aimeraient se lancer  ? 

J’avais peur de me lancer au départ : peur que ça ne plaise pas, peur de pas savoir m’y prendre. Au final, rien de mieux pour apprendre et avancer convenablement. Questionner la cliente, être à son écoute, faire du sur-mesure c’est faire ce que la cliente a demandé. On ne se lance pas en sachant tout faire. Beaucoup de choses s’apprennent sur le tas, on fait des erreurs et on en tire des leçons.

Retrouvez notre soeur entrepreneuse Leïla Art Henna sur sa page facebook : leila Mann

leila5

leila4

laela6

Muslimette sur votre mobile. Cliquez !

efficitur. velit, vulputate, sem, ultricies leo. pulvinar risus.

Tu veux lire l'arabe ?

Et dire enfin adieu à la phonètique ?

OUI, Je veux lire l'arabe

You have Successfully Subscribed!

Pin It on Pinterest